Des fichiers contenant les recherches (anonymisées) de 658 000 internautes, 20 millions de requêtes mises en ligne sur le site Research.aol.com par AOL. Une gaffe irratrapable, les fichiers ont été retirés du site, mais circulent partout.
On en parlait beaucoup hier soir, ici, et ce matin cela continue. On s'en souviendra longtemps.
Comme le remarque ce mardi le New York Times, le contenu des fichiers est plus détaillé que celui que le ministère de la Justice américain avait essayé en vain d'obtenir en mars dernier de Google, qui avait refusé. Chaque utilisateur étant relié à un numéro on pourrait arriver à faire des recoupements avec les mots-clés recherchés, et dresser des profils.
Sur son blog Zoli Erdos fait, en Anglais, une petite synthèse de commentaires plus ou moins outrés. L'image d'AOL qui annonce des licienciements, solde sa filiale française, et cherche un nouveau modèle économique ne va pas en sortir grandie, que les conséquences de cette erreur soient techniquement importantes ou pas pour ceux dont les données ont ainsi été divulguées.
Intéressant de voir qu'Erik Selberg (qui travaille chez Microsoft en tant que program manager for Web Search Algorithmic Relevance, part of
the Windows Live Search) défend AOL, et demande à ceux qui disent que l'on peut remonter jusqu'à une personne précise de le prouver. Il critique aussi l'attitude contradictoire de Techrunch qui hurle au scandale mais mets un lien vers un site miroir qui abrite les fichiers après leur retrait par AOL.